À Nîmes, l'élagage préventif tient compte d'une alternance rude : déficit d'eau prolongé, chaleur, vents soutenus puis pluies très intenses. La station de Nîmes-Garons mesure une moyenne maximale de 30,7 °C en juillet et 80,5 jours annuels avec des rafales d'au moins 58 km/h (Météo-France). La sécheresse affaiblit les pousses et les racines fines. Un épisode cévenol charge ensuite le feuillage d'eau, détrempe le sol et impose des efforts soudains aux charpentières.
À Castanet, comme sur les terrains proches des écoulements vers le Vistre, le ruissellement lors d'orages intenses peut raviner autour d'un collet ou saturer une zone racinaire. L'arbre ne se juge donc pas seulement à sa hauteur. On observe l'ancrage, la compaction du sol, les plaies, la répartition du houppier et la présence de cibles sous sa chute possible. Un paysagiste entretient les abords, tandis qu'un arboriste évalue et taille les parties en hauteur.
Le calendrier compte. Une taille mesurée avant la période de risque retire les branches identifiées sans ouvrir inutilement la couronne. Après tempête, l'urgence 7j/7 concerne les ruptures suspendues, troncs basculés ou accès bloqués. Le contrôle se fait d'abord à distance, puis avec balisage. Une coupe d'arbres improvisée sous une branche contrainte ajoute du danger au lieu de le réduire.